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Fermeture de champs gaziers en Norvège pour cause de grève, baisse de la production nucléaire d’EDF pour raisons météorologiques… Les prix du gaz et de l’électricité flambent.

Une grève en Norvège menace l’approvisionnement énergétique

En Norvège, une grève a éclaté mardi, entrainant l’arrêt de 3 champs pétroliers et gaziers en mer du Nord. Si la grève venait à s’étendre, ainsi que le souhaitent les syndicats, les exportations de gaz norvégien seraient amputées de près de 60 % dès ce samedi.

« Une grève de cette ampleur pose des problèmes énormes pour des pays qui sont totalement dépendants pour remplir leurs stockages de gaz avant l’automne et l’hiver » alerte Norsk Olje & Gass, l’Association des professionnels norvégiens du pétrole et du gaz.

« L’aggravation annoncée du mouvement est très inquiétante dans la situation actuelle, avec la crise de l’énergie et la situation géopolitique, il y a une guerre en Europe », a souligné dans un communiqué le ministre du Travail Marte Mjos Persen.

Les prix du gaz se sont envolés, les marchés anticipant une baisse d’approvisionnement : la Norvège assure déjà ¼ de la fourniture de gaz de l’Europe et elle s’est engagée fin juin à augmenter encore ses livraisons, en développant de nouveaux gisements.

Le Cal-23 clôt mardi 5 juillet à 110,66 €/MWh, soit + 9,54 % depuis la clôture de vendredi 1er juillet. Le Cal-24 clôt à 76,505 €/MWh, soit + 15,01 % et le Cal-25 enregistre lui aussi une hausse de + 6,6 %, affichant 48,79 €/MWh.

 

Le conflit en passe d’être résolu

Le gouvernement norvégien n’a pas tardé à réagir. Ainsi que l’annonce l’AFP,  le gouvernement norvégien a renvoyé « le conflit entre les salariés grévistes du gaz et du pétrole et leurs employeurs devant une instance indépendante, imposant de fait, selon la loi norvégienne, l’arrêt de la mobilisation. »

Une baisse de la production nucléaire cet été

Alors que les prix de l’électron continuent de grimper, voici une annonce qui ne va pas contribuer à faire souffler les marchés.

Les Echos font part aujourd’hui de l’inquiétude d’EDF face à un été qui s’annonce chaud et sec. Comme le rappelle le quotidien, l’Electricien historique est souvent contraint, en période estivale, de réduire la puissance de ses réacteurs nucléaires pour limiter l’échauffement des cours d’eau. L’été qui s’annonce ne fera pas exception. « On a eu des baisses de production au début du mois de juin , avec un pic de chaleur un peu plus tôt que prévu, on s’attend à de nouvelles baisses de production. L’été pourrait être marqué par des épisodes anticycloniques assez forts et on est lucide sur le fait que l’été pourrait être long, avec un étiage des fleuves qui pourrait encore être marqué en septembre »  indique Cécile Laugier directrice prospective et environnement du parc nucléaire d’EDF.

Depuis la clôture de vendredi 1er juillet, le Cal-23 enregistre une hausse de + 7,19 % (390,50 €/MWh à la clôture du mardi 5 juillet), le Cal-24 une hausse de + 4,45 % (215,31 €/MWh à la clôture du mardi 5 juillet) et le Cal-25 une hausse de + 4,38 % ( 180,05 €/MWh à la clôture du mardi 5 juillet).