3 scenarios de sortie du nucléaire sont évoqués

Selon un document préparatoire obtenu par l’AFP, le gouvernement étudie les 3 scénarios possibles relatifs à l’avenir du nucléaire dans le cadre de la future programmation pluriannuelle de l’énergie.

Le 1er scénario prévoit d’atteindre 50 % d’électricité nucléaire en 2035, avec 40 % d’électricité renouvelable dès 2030.  Outre Fessenheim, il intègre des fermetures de réacteurs selon le calendrier suivant : deux en 2023, deux en 2025 et deux en 2027 et 6 fermetures supplémentaires jusqu’en 2035. Le scénario prévoit ensuite six fermetures supplémentaires entre 2028 et 2035. Il évoque aussi de possibles indemnisations à verser à Électricité de France (EDF). Le développement des ENR serait rapide, avec 5 gigawatts par an jusqu’en 2028, puis 5,5 gigawatts par an d’ici à 2035.

Le 2nd scénario prévoit lui aussi d’atteindre 50 % d’électricité nucléaire en 2035 mais avec 40 % d’électricité renouvelable dès 2032 et aucune fermeture de réacteur avant 2028. Comme dans le scénario 1, 12 réacteurs seront néanmoins fermés d’ici 2035, donc en 6 ans à partir de 2028. Aucune indemnisation ne serait versée à EDF.

Le développement des ENR serait également important avec un pic de production en fin de période de la PPE : 4,7 gigawatts par an d’ici 2028, puis 6,5 GW par an entre 2028 et 2035.

Dans le 3ème scénario, « poussé par Bercy » selon le document cité par l’AFP, aucune fermeture supplémentaire n’interviendrait d’ici à 2028, seuls neufs autres réacteurs seraient fermés entre 2028 et 2038 et la construction de 4 nouveaux réacteurs (outre Flamanville) est programmée. L’objectif de 50 % de nucléaire dans le mix énergétique n’interviendrait qu’en 2040, avec un rythme de construction d’ENR moins intense : 3,9 GW/an jusqu’en 2028, puis 4,9 GW/an jusqu’en 2035.