Pour mieux comprendre la hausse des TRV

Samedi 1 er juin, le tarif réglementé de vente de l’électricité a augmenté de 5,9 %. Une hausse qui touche de plein fouet les 25,3 millions de clients du tarif bleu d’EDF ainsi que tous ceux qui ont souscrit une offre de marché à prix indexé sur le TRV.

Ces + 5,9 % sont dus à une combinaison de plusieurs facteurs qui, eux, impactent l’ensemble des consommateurs, quel que soit leur fournisseur d’électricité.

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L’envolée des prix du marché de gros

En hausse depuis 2016, les prix du marché de gros de l’électricité ont marqué un nouveau bond atteignant 59 €/MWh en décembre 2018 contre 35 €/MWh en janvier 2017.

Le rationnement de l’ARENH

Le dépassement du plafond ARENH fin 2018 a obligé les fournisseurs d’énergie à se repositionner et à solder leur demande de MWh sur les marchés de gros, à une moyenne de 58 € / MWh contre 42€/MWh pour le prix ARENH. L’association de consommateurs industriels et tertiaires d’électricité (CLEEE) a estimé le surcoût pour les consommateurs de 1milliard d’euros en 2019.

L’inflation des coûts réglementaires

La facture d’énergie des Français finance plusieurs mécanismes réglementaires.

Le mécanisme de capacité

L’ARENH intégrant des certificats de capacité (à proportion de 1 MW d‘ARENH=1 MW de capacité), les fournisseurs ont été également dans l’obligation de se repositionner sur le marché de capacité. Or, depuis son instauration, le prix de la garantie n’a cessé d’augmenter. Lors des 1ères enchères d’échanges de garanties de capacité pour 2020, il a même franchi la barre des 20 k€/MW.

Les CEE (certificats d’économie d’énergie)

Ce mécanisme réglementaire a pour objectif de développer les actions d’efficacité énergétique dans les secteurs diffus : principalement le tertiaire et résidentiel mais aussi la petite industrie, le transport et l’agriculture. Il n’est pas sans incidence financière puisqu’il constitue entre 3 % et 4 % des dépenses énergétiques des Français (électricité, gaz, carburants compris) soit plus de 4 milliards d’euros par an.

Une fiscalité de plus en plus pesante

La part de la fiscalité énergétique a augmenté de 40 % en 4 ans, équivalant aujourd’hui à 35 % de la facture d’électricité d’un consommateur. Les taxes et contributions financent essentiellement la transition énergétique.

La CSPE en particulier, la Contribution au Service Public de l’Electricité, représente en moyenne 25% hors TVA de la facture d’électricité (22,5€/MWh en 2019 vs  3 €/MWh en 2002 ). Sa hausse est telle qu’aujourd’hui elle « représente le sixième impôt de l’État par l’importance budgétaire ».