l'OPEP veut rassurer les marchés 19 octobre

Depuis le début de la pandémie, les ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés se réunissent une fois par mois pour évaluer l’état de santé du prix du baril.

C’est dans le cadre d’une de ces réunions mensuelles qu’aujourd’hui l’OPEP a déclarée être « déterminée » à « faire le nécessaire » pour garantir la stabilité des cours de l’or noir. Une déclaration destinée à rassurer l’écosystème économique après que le 15 octobre Mohammed Barkindo, le secrétaire général de l’Opep, a appelé à les différents acteurs « être réalistes » face à une reprise de la demande qui se fait attendre.

Il faut dire que l’incertitude règne entre les statistiques économiques mitigées de Chine, premier importateur mondial de pétrole brut, et le regain de Covid-19 en Europe et aux États-Unis.

Face à cette seconde vague, nombre de pays du Vieux Continent ont d’ailleurs durci, la semaine dernière, leurs mesures de protection, ce qui vient affaiblir encore davantage la demande de pétrole : Angleterre, France, Irlande du Nord, Irlande, Espagne catalogne, Pays-Bas, Allemagne…

Les observateurs du marché questionnent déjà la prochaine marche de diminution des coupes de production prévue au 1er janvier prochain, que certains jugent précipitée compte tenu de la demande anémique : en mai et juin derniers, l’Opep + avait en effet décidé de diminuer sa production de 9,7 millions de barils par jour (Mb/j) puis de réduire progressivement ces coupes drastiques. Depuis le 1er août, les membres sont censés diminuer leur production à 7,7 Mb/j avant de passer à 5,8 Mb/j à partir de janvier 2021.

Récemment, c’était l’Agence internationale de l’énergie qui faisait part de ses doutes, annonçant que « Le long terme offre peu d’encouragement pour les producteurs; la courbe montre des cours qui n’atteindront pas les 50 dollars le baril avant 2023 ».