secteur petrolier incertain

L’Opep + avait annoncé en octobre que la coupe actuelle de 7,7 millions de barils par jour serait bien ramenée à 5,8 millions à compter de janvier 2021, conformément à l’accord signé en avril entre l’Opep et ses partenaires. Si le cartel de l’or noir ne semble pas prêt à revenir sur ses positions, il pourrait peut-être concéder à les nuancer si besoin.
« Avec le consensus de tous, nous pourrions naviguer avec cet accord et l’ajuster, en fonction de ce que l’avenir nous réserve »,a ainsi indiqué ce jour le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdel Aziz ben Salmane. Le prince s’est exprimé peu avant l’annonce qu’un vaccin développé par l’américain Pfizer et l’allemand Biontech est « efficace » à 90% pour prévenir les infections à Covid-19 selon l’essai à grande échelle de phase 3 en cours, dernière étape avant une demande d’homologation. L’annonce des deux sociétés a d’ailleurs provoqué un bond des Bourses européennes et un redressement des cours du baril.

Un rebond bienvenu tant le pétrole se trouve en difficulté depuis plusieurs mois. Mais il ne suffit pas à apaiser les inquiétudes des acteurs du secteur suite à l’arrivée du nouveau locataire de la Maison Blanche.

Joe Biden parait en effet plutôt enclin à privilégier la diplomatie multilatérale aux sanctions unilatérales : une philosophie qui pourrait signifier un assouplissement des sanctions contre l’Iran et le Venezuela et, à terme, une augmentation des exportations dans un marché en berne. D’aucuns craignent également que, dans la foulée, la Russie quitte l’Opep + et rompe l’accord sur les quotas de production.

Sans compter que la Libye a annoncé le 7 novembre avoir passé la barre du million de barils/j, près de deux semaines après la reprise de sa production.