greve centrale nucleaire

La centrale de Gravelines rejoint la liste des centrales nucléaires touchées par un mouvement de grève. Une crise dont se seraient bien passés EDF et les pouvoirs publics, alors que l’indisponibilité du parc nucléaire est source de fortes inquiétudes.

De possibles impacts sur les travaux de maintenance

Il n’y a pas que dans les raffineries où la grogne sociale monte. Des mouvements de grève touchent depuis plusieurs semaines maintenant les centrales nucléaires françaises. Les salariés revendiquent revalorisations salariales et prise en compte de l’inflation. Les centrales de Tricastin (Drôme), de Cruas (Ardèche), du Bugey (Ain) et de Cattenom (Moselle) sont notamment concernées.

C’est au tour des employés de la centrale nucléaire de Gravelines de rejoindre le mouvement. Située dans la région Hauts de France, à mi-distance entre Dunkerque et Calais, Gravelines est la plus puissante centrale d’Europe de l’Ouest. La grève qui la touche tombe au plus mal : reconductible, le mouvement pourrait retarder la maintenance de l’un des 6 réacteurs de la centrale, qui devait débuter ce week-end pour une durée de 3 mois. Si aucun accord n’était trouvé, le réacteur pourrait donc ne pas être relancé à temps au début de l’hiver, au moment où le besoin d’électricité sera le plus fort.

Des entreprises pourraient être délestées

« Il y a un arrêt de tranche 4 qui doit être mis sur le réseau entre Noël et le nouvel an. S’il n’y a pas de point de chute, on va manquer de courant sur le réseau français en début d’année prochaine. Après, il faut rassurer nos concitoyens. Les citoyens ne seront jamais délestés, jamais, ni les hôpitaux. Il ne faut pas faire peur aux gens. » assure Franck Redondo, le représentant Force ouvrière du CSE à la centrale de Gravelines, ajoutant qu’il est possible, en revanche, que cela entraine des coupures dans « les grandes entreprises ».

« Les grèves peuvent avoir un impact sur certains travaux de maintenance » abonde EDF à l’AFP : une bien mauvaise nouvelle alors que l’Electricien s’est engagé auprès du gouvernement à relancer l’ensemble de ses réacteurs d’ici l’hiver. EDF a annoncé avancer les négociations salariales prévues en novembre à la semaine prochaine.