nationalisation du nucléaire edf ?

Projet « Hercule » : un nom plutôt bien trouvé pour un projet aussi sensible que celui de la réorganisation d’EDF.

Des « on dit » agitaient déjà le secteur de l’énergie depuis quelque temps… jusqu’à aujourd’hui, où les choses semblent se préciser. Le Parisien a ainsi publié ce matin un article au titre éloquent « Renationalisation partielle d’EDF : l’Elysée reprend la main sur le nucléaire ». Le quotidien y détaille ainsi les tenants et aboutissants du projet pour le moins herculéen que souhaiterait porter le gouvernement.

Une société à capitaux presque entièrement publics pourrait regrouper les activités nucléaires (production et commercialisation sur les marchés de gros), assez mal en point. Une filiale de cette société mère rassemblerait les activités de fourniture d’électricité auprès des clients professionnels et particuliers, les activités EnR, le transport (RTE) et la distribution d’électricité (Enedis). Cette société fille pourrait, elle, être ouverte aux investisseurs privés (RTE l’est déjà d’ailleurs en partie).

Cette réorganisation permettrait à l’électricien historique de faire face aux 15 milliards annuels nécessaires au maintien de son parc et de sa production, alors que l’entreprise se débat avec une dette de 37 milliards d’euros.

Mais avant de pouvoir acter une quelconque direction, le gouvernement doit résoudre l’épineux problème de la rente nucléaire et du dispositif ARENH, qui cristallise les tensions d’EDF comme de ses concurrents. Le tout sous le regard vigilant de Bruxelles qui avait consenti au maintien d’EDF en l’état si ses concurrents pouvaient eux aussi bénéficier de la compétitivité du parc nucléaire historique. Sans compter les syndicats, déjà vent debout. Un vrai travail de titans…