Contexte : Le Covid-19 occupe la scène internationale

Les conditions de marché ont peu changé depuis le mois dernier. Les cours du gaz restent à des niveaux historiquement bas. Une bonne raison pour renégocier ses contrats sur le long terme.

Évolution du prix du gaz depuis 2008 (en €/MWh )

(source EEX- 3 mars 2020)

Évolution du prix du gaz depuis 1 an (en €/MWh)

(source EEX- 3 mars 2020)

Pétrole : le baril toujours fragilisé

La Chine consommant plus de 10 % de la production mondiale d’or noir, l’asphyxie de son économie n’en finit pas de lester les prix du baril. Fait inédit depuis la grande crise financière de 2008, la consommation mondiale de pétrole va ainsi baisser au premier trimestre. Plus globalement, les incertitudes causées par le coronavirus contractent l’ensemble de la demande. Les cours du pétrole s’enfoncent encore lundi 3 mars avec un baril de Brent aux alentours de $52/b, d’autant que le marché est excédentaire. Pour rappel, les pays de l’OPEP et la Russie s’étaient déjà vus dans l’obligation, avant la pandémie, de restreindre leur production pour soutenir les prix. Si l’Arabie Saoudite se dit prête à un nouvel effort, Moscou se refuse pour l’instant à toute nouvelle réduction additionnelle.

Les incertitudes demeurent, le gaz fait du surplace

Historiquement corrélés aux prix du pétrole, les cours du gaz sont en repli, atteignant quasiment leurs plus bas depuis 10 ans début février avec un Cal-2021 PEG à 13,65 €/MWh.
Courant du mois, les prix rebondissent brièvement, le Cal-2021 PEG clôturant à 15,47 € /MWh le 17 février. Cependant, les cours à terme restent pénalisés par les craintes que la crise sanitaire fait peser sur l’économie mondiale, dans un contexte déjà déprimé par un surplus d’offre. Le mois de février se termine donc sous les 14€/MWh.

La double peine du virus chinois

La Chine est à l’arrêt. Mais l’économie de l’«atelier du monde» est loin d’être la seule à être impactée par le Covid-19. Si la pandémie ébranle la confiance des investisseurs, les marchés de l’énergie et de matières premières en portent déjà les stigmates. Les pays émergents montrent des signes de faiblesse, affectés par la baisse des achats chinois (Chili, Pérou, Malaisie, Brésil). La Corée du Sud perd l’un de ses principaux clients en acier. L’Allemagne retient son souffle devant l’état de santé de son 1er partenaire commercial… Sans surprise, réunis lors du G20 Finance, les grands argentiers du monde ont annoncé réfléchir à des mesures adéquates.


Synthèse et préconisation

Les prix flirtent avec leurs plus bas historiques et on peut fixer les prix des contrats jusqu’à fin 2024, voire début 2025.


Focus : pourquoi les prix du gaz sont-ils si bas ?

Julien Teddé, CEO et Co-founder d’Opéra Energie nous explique les raisons des prix du gaz historiquement bas.