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Contexte : Face aux risques d’une pandémie, les marchés toussent

Le ralentissement de la Chine, prise dans une crise sanitaire de plus en plus inquiétante, fait craindre une baisse de la demande globale en matières premières pour plusieurs mois. Les prix du gaz se rapprochent ainsi de leur plus bas historique.

Évolution du prix du gaz depuis 2008 (en €/MWh )

(source EEX-7 février 2020)

Évolution du prix du gaz depuis 1 an (en €/MWh)

(source EEX-7 février 2020)

Pétrole : le prix du baril dévisse

La forte hausse du Brent du début d’année, suite aux tensions irano-américaines, aura été de courte durée. Alors que les prix avaient déjà retrouvé des niveaux baissiers dès le 6 janvier, sous l’influence notamment de la fragilité entourant la phase 1 de l’accord sino-américain, les craintes entourant la crise sanitaire du coronavirus ont fait flancher les marchés. Le souvenir des effets financiers de l’épidémie de SRAS des années 2000 refait surface alors que la Chine, 1er importateur et 2ème consommateur de pétrole du monde, est touchée de plein fouet par la pandémie.
Malgré la promesse de l’OPEP de réduire la production de l’or noir, le baril termine ainsi à $56,62/b le vendredi 31 janvier alors qu’il tournait aux alentours de $68/b le lundi 6 janvier. Un plus bas depuis décembre 2018.

Gaz : les cours du gaz décrochent

Assez volatils début janvier, conséquence des tensions au Moyen-Orient, les prix du gaz se sont rapidement inscrits dans une tendance baissière tout au long du mois. Une fois la prime de risque géopolitique évacuée, les prix long terme ont souffert d’une offre surabondante, d’une demande stable et ont, surtout, répercuté, le reflux des cours du pétrole. Le Cal-2021 PEG a ainsi clôturé le mois de janvier à 14 €/MWh.

Le coronavirus contamine l’économie mondiale

L’épidémie de coronavirus a clairement entamé l’appétit des investisseurs pour le risque. Un appétit que n’a pas su raviver le premier chapitre de l’accord sur le front commercial sino-américain. Les marchés restent suspendus aux déclarations de l’OMS et à l’évolution de la propagation.


Synthèse et préconisation

Les cours sont au plus bas depuis le printemps 2016 et on peut fixer les prix des contrats jusqu’à fin 2024.