Quelle offre d’énergie convient le mieux à votre activité professionnelle ?

Les professionnels de plus en plus séduits par les offres de marché… et vous ?

La Commission de régulation de l’énergie le confirme : les offres de marché ont le vent en poupe !

En électricité, sur un total de 5 millions de sites professionnels, 1 867 000 sites sont désormais en offre de marché, soit une nouvelle progression de 1,6 % (+ 29 000 sites) au 2nd trimestre 2018, qui confirme la tendance amorcée par l’envolée de ce début d’année (+6,6 %).

Côté gaz, les choses sont encore plus nettes puisque c’est la quasi-totalité des professionnels qui a déjà souscrit une offre de marché : 591 000 sites sur un total de 658 000, soit 90 % d’entre eux.

Il est loin le temps où EDF et GDF Suez, ex Gaz de France, monopolisaient, pour l’un, les offres d’électricité, pour l’autre, les offres de gaz. Le marché de l’énergie trusté par ces deux fournisseurs (et de manière sporadique par les Entreprises Locales de Distribution), le consommateur se désintéressait de ses contrats d’énergie, hormis lorsqu’il s’agissait d’en déplorer la hausse.

Aujourd’hui, bien heureusement, tel n’est plus le cas, le consommateur est devenu consom’acteur, souhaitant maîtriser ses dépenses énergie, prêt à mettre en concurrence son fournisseur actuel si des offres plus avantageuses se présentent.

Et c’est tant mieux lorsque l’on sait le poids que l’énergie peut représenter dans le budget global d’une entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité.

Quelle offre d’énergie souscrire pour une entreprise industrielle ?

Pour un industriel, changer d’offre de gaz ou d’électricité peut s’accompagner de certaines craintes. Mon outil de production va-t-il pâtir d’un manque de puissance ? Vais-je devoir stopper mes machines si jamais le courant est coupé le tant que le changement de fournisseur se fasse ? Autant d’appréhensions qui sont infondées : en effet, souscrire une nouvelle offre de gaz ou d’électricité n’impactera en rien la qualité de la fourniture d’énergie. Cette dernière est indépendante du fournisseur et assurée par Enedis pour l’électricité et par GRDF pour le gaz. Changer d’offre doit en revanche est l’occasion pour un industriel de maîtriser au mieux son budget énergie. Volume souscrit, durée d’engagement, structure tarifaire choisie, services annexes proposés… sont autant de points à aborder avec les fournisseurs avant de se décider.

Quelle offre d’énergie pour une PME ?

Avant de vous faire votre choix, il est important de bien identifier votre profil de consommation, l’analyse de vos besoins.

Vous pourrez ensuite comparer les offres au regard des critères suivants :

  • le prix de vente de l’énergie : fixe/modulable ; heures creuses/heures pleines, etc.
  • les modes d’évolution des prix : offres de marché à prix fixe, libre, indexé
  • le service de gestion de clientèle : moyens de paiement acceptés, modes de contact possibles et horaires, les modes de transmission possibles des index auto-relevés (en cas de service d’auto-relevé)
  • les éventuels frais annexes : dépôt de garantie (selon le mode de paiement notamment), montant des frais en cas d’impayés, le montant des services annexes non obligatoires tels que le diagnostic énergétique, l’assurance impayée, l’assurance dépannage, le suivi de la consommation…
  • les critères environnementaux : offres d’électricité « verte » ou offres de gaz naturel « compensées carbone » 

Quelle offre d’énergie souscrire quand on est agriculteur ?

L’augmentation des prix de l’énergie, gaz comme électricité, ainsi que les normes et la législation régissant l’environnement énergétique dans le cadre du développement durable sont autant de nouvelles contraintes qui pèsent sur les exploitants agricoles.

Faire un point sur ses contrats actuels en gaz et en électricité et mettre en concurrence son fournisseur actuel est une première façon de réduire ses dépenses énergétiques.  En effet, il existe aujourd’hui de nombreuses offres plus spécifiquement adaptées aux besoins et aux attentes des agriculteurs, quelle que soit leur spécialisation.

Quelle offre d’énergie souscrire quand on est commerçant ?

Bien mener son commerce commence par bien gérer ses charges, celles liées au gaz et en électricité en tête de liste ! Heureusement, il existe un moyen aussi simple que sûr pour faire baisser les dépenses d’énergie d’un commerçant : choisir un contrat meilleur marché !

Un bémol cependant : comment être sûr de souscrire auprès du meilleur fournisseur pour son commerce ? Les offres, en gaz comme en électricité, ont tendance à se multiplier, pas toujours lisibles, parfois alléchantes mais trompeuses. Mieux vaut s’y pencher de plus près avant de choisir la première offre venue, si séduisante soit-elle. On ne le rappellera jamais assez, ne vous arrêtez pas au seul prix affiché pour vous décider. D’autres éléments sont à prendre en compte : prix fixe ou indexé ; prix présenté HT ou TTC ; options disponibles ; modalités de paiement ; etc.

Quelle offre d’énergie souscrire quand on a un hôtel-restaurant ?

A l’heure où les prix de l’électron et de la molécule ne cessent d’augmenter, il est clairement recommandé de bien choisir son contrat d’énergie, afin de souscrire l’offre à la fois la plus avantageuse !

Seulement attention de ne pas céder aux sirènes de la promotion : certaines offres « au rabais » sur le moment peuvent se révéler fort onéreuses sur le long terme.

Prenez le temps de bien comparer les propositions des différents fournisseurs du marché. Comment faire ? En leur demandant une fiche détaillée de leur offre qui récapitule :

  • Le coût annuel de l’énergie (abonnements, consommations),
  • Le détail des taxes,
  • Le détail (part fixe et part variable) de l’acheminement et de la fourniture d’énergie
  • Un modèle de facture.

Sachez que comparer les tarifs n’est jamais une opération aisée. En électricité par exemple, les uns s’expriment en centimes par KWh, les autres en € par MWh, quand certains, encore, intègrent une part ARENH (ou pas !). Soyez également attentif aux systèmes d’alerte en cas de dépassement de puissance, à la durée d’engagement sur les prix de la fourniture d’énergie et aux conditions en cas de résiliation anticipée.

Quelle offre énergie souscrire quand on est artisan ?

L’énergie représente un vrai poids du budget global des professionnels, et ce ne sont pas les artisans qui diront le contraire, surtout ceux qui en font en usage pour leurs moyens de production.

Mais il n’est pas facile de faire son choix à l’heure où les offres d’énergie se multiplient et que leur lisibilité n’est pas forcément aisée. Pourtant, un meilleur contrat est l’assurance de belles économies. Certains chiffres sont éloquents : selon une étude réalisée par le Centre National d’Innovation pour le Développement durable et l’Environnement dans les Petites entreprises (CNIDEP) 20 % des boulangeries / pâtisseries auraient un abonnement supérieur à ce qu’elles consomment en réalité. Et vous, où en êtes-vous côté contrat d’énergie ? Êtes-vous satisfait de votre facture ? N’hésitez pas à vous faire accompagner par Opéra Energie pour toutes vos démarches !

Quelle offre d’énergie souscrire quand on est une collectivité locale ?

Parce que la facture d’énergie des collectivités locales est de 4 milliards d’euros (données 2014), les collectivités locales ne peuvent que s’interroger sur la bonne stratégie à mener en matière d’énergie et sur l’offre d’énergie, gaz et électricité, à choisir.

Avant de lancer les procédures de mise en concurrence, dresser un état des lieux de ses équipements et de répertorier l’ensemble des différents points de comptage en fonction des puissances souscrites, pour l’électricité, et de sa consommation annuelle de référence, pour le gaz, seront deux étapes nécessaires.  Cela permettra à une collectivité locale d’appréhender correctement la consommation de l’ensemble de ses site et équipements. Plus une collectivité cernera et détaillera ses besoins, plus les fournisseurs pourront lui proposer une offre adaptée.

Quelle offre d’énergie souscrire quand on est un gestionnaire de copropriété ?

Comme pour les autres travaux ou services de la copropriété, l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 énonce que l’Assemblée Générale « arrête un montant des marchés et des contrats à partir duquel une concurrence est rendue obligatoire ». Ce seuil est généralement fixé entre 250 et 2 000 € TTC. Ainsi, dès lors que l’immeuble a un chauffage collectif, ce seuil est le plus souvent largement dépassé, même pour un contrat de fourniture de gaz de un an. Dans le cas où l’Assemblée Générale n’a pas fixé de seuil, un arrêt de la Cour de cassation (Cass. 3e civ., 26 mars 2014) a considéré que la mise en concurrence n’était pas obligatoire à partir du moment où aucune résolution n’avait été votée en Assemblée Générale fixant un seuil de mise en concurrence. Toutefois, même dans ce cas, on ne peut que conseiller de réaliser une mise en concurrence pour bénéficier des prix les plus avantageux. L’article 19.2 du Décret du 17 mars 1967 précise les modalités de mise en concurrence. Sauf modalités différentes fixées par l’AG, la mise en concurrence « résulte de la demande de plusieurs devis ou de l’établissement d’un devis descriptif soumis à l’évaluation de plusieurs entreprises » : mais vers quel fournisseur de gaz et d’électricité se tourner pour bénéficier d’une offre avantageuse ?