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Emmanuel Macron s’est rendu ce mardi sur le site industriel du groupe Framatome du Creusot (Saône-et-Loire).

Au-delà de l’annonce qu’un porte-avions lui aussi à propulsion nucléaire viendra succéder au Charles-de-Gaulle, c’est surtout le soutien à la filière nucléaire que tous ont retenu de cette visite.

Le Président a en effet affirmé que « notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire », rappelant que « L’énergie nucléaire est l’énergie intermittente qui émet le moins de CO2 » : un message fort à quelques jours de la date anniversaire des accords de Paris.   « Je ne vois pas très bien comment on peut s’en tirer sans au moins prolonger la durée de vie des réacteurs de 40 à 50 ans, voire investir un peu plus loin pour le renouvellement » du parc nucléaire a expliqué Macron.

« Cette visite confirme l’importance du nucléaire, bas carbone compétitif et sûr, pour notre pays et pour le climat » s’est réjouit Philippe Knoche, le directeur général d’Orano.

Un soutien présidentiel au nucléaire qui n’est pas sans conditions

« Le nucléaire restera la pierre angulaire de notre autonomie stratégique » a ainsi déclaré le Président. Sous certaines conditions néanmoins : « Pourvu qu’on progresse sur les déchets et la sûreté ».

Et le développement des énergies renouvelables reste une priorité pour Emmanuel Macron qui souligne n’avoir « jamais été partisan du tout-nucléaire » : si l’atome doit continuer à « être un pilier pour les décennies à venir », « la production d’énergie renouvelable (…) doit fortement augmenter, car la France aujourd’hui n’est pas au rendez-vous, ni de ses engagements, ni de ses ambitions ».

« Mais renoncer au nucléaire, totalement ou trop rapidement, ce serait ouvrir comme d’autres pays l’ont fait des centrales à charbon ou à gaz ou importer de l’énergie carbonée. Et cela, nous nous y sommes refusés » concède le chef d’état français.

Le nucléaire, une chance à ne pas sacrifier

Une déclaration dont Emmanuel Macron avait déjà donné le ton, vendredi dernier, dans une interview accordée au média 100 % vidéo Brut, interview qui a été suivie par plus de 7 millions de jeunes Français sur les réseaux sociaux. « Nous, on produit une électricité qui est parmi les plus décarbonées au monde, grâce à quoi ? Grâce au nucléaire. Le nucléaire est une énergie décarbonée, non intermittente. Je ne peux pas le remplacer du jour au lendemain par du renouvelable. Ceux qui disent ça, c’est faux ». «  On a cette chance, ne la sacrifions pas. »

Nouveaux EPR : la décision toujours reportée à post 2022

S’exprimant sur la question des EPR, Emmanuel Macron n’a, en revanche, pas changé d’avis : ce sera aux Français de trancher et après son quinquennat. « L’ensemble des Français pourront choisir en connaissance de cause, en parfaite transparence. La décision définitive de construction de nouveaux réacteurs doit être préparée et devra être prise au plus tard en 2023 lorsque Flamanville 3 sera entré en service ».

Son gouvernement, pour sa part, travaille à ce que l’étude sur la construction de nouveaux réacteurs « s’achève dans les prochains mois afin que tous les éléments nécessaires soient disponibles avant la fin du quinquennat ».