pic pétrole 2030

Dans son World Oil Outlook 2020, l’OPEP évoque une possible stagnation de la demande de pétrole mondiale à la fin de la décennie 2030, alors que l’édition 2019 misait encore sur une croissance soutenue.

« La demande pétrolière mondiale va croître à un rythme relativement soutenu pendant la première partie de la période de prévision avant que la demande ne plafonne pendant la deuxième partie » peut-on lire dans son rapport prospectif pour la période à venir jusqu’en 2045.

L’organisation table désormais sur une consommation de brut qui atteindrait 107,2 millions de barils par jour en 2030 contre 90,7 millions cette année. Soit une prévision inférieure de 1,1 million de bpj à celle présentée l’an dernier pour la même date… et en baisse de plus de 10 millions au chiffre avancé en 2007 !

Passé 2030, la demande mondiale resterait stable, aux alentours des 110 millions de barils de pétrole par jour.

« En plus du défi du changement climatique, la pandémie de Covid-19 ainsi que la crise économique consécutive et le changement de comportement des consommateurs ont rajouté aux incertitudes existantes pour les perspectives futures de la demande et de l’offre pétrolières » commente l’OPEP.

Du côté des pays les plus économiquement développés, la demande devrait stagner plus rapidement, entre 2022 et 2025. En Europe, elle chuterait même radicalement de 4,4 Mbj entre 2019 et 2045. A contrario, elle continuera de progresser dans des pays tels que l’Inde (+6,3 Mbj), la Chine (+4 Mbj), le Moyen-Orient et l’Afrique.

Ainsi, souligne Mohammed Barkindo, secrétaire général de l’organisation « Le pétrole continuera de représenter la part la plus importante du mix énergétique d’ici 2045 ».