Après les associations de fournisseurs et de consommateurs au sujet des CEE, c’est au tour du SIPPEREC de monter au front. Le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les Énergies et les Réseaux de communication interpelle le Gouvernement sur le plafond de l’ARENH, demandant à ce qu’il soit relevé.

Ne pas déplafonner l’ARENH revient à contraindre le rôle qu’a le dispositif dans le partage de la rente nucléaire ; ce qui nuit tout à la fois au développement de la concurrence, à l’innovation et au pouvoir d’achat.

D’emblée, le SIPPEREC rappelle en effet l’inévitable hausse des tarifs réglementés induite par le dépassement du plafond réglementaire de 100 TWh.

« Le principe de contestabilité des tarifs réglementés de vente fait que la CRE est contrainte de restreindre également l’accès d’EDF à l’ARENH et de faire comme si EDF se sourçait sur le marché de gros dont les prix sont actuellement élevés. […] La CRE ne fait ici qu’appliquer le droit mais l’objectif d’accès de tous les consommateurs à une électricité à bas coût est mis à mal par le plafonnement de l’ARENH qui explique une hausse de 4,6% du tarif réglementé de vente proposée par la CRE (sur une hausse globale de 5,9%). »

Le Syndicat conclut son communiqué en invitant l’Etat à clarifier sa position « entre les intérêts d’EDF et ceux des clients (usagers, professionnels et collectivités) ».