pétrole

Après avoir s’être élevés, en fin de semaine dernière, à leurs plus hauts depuis presque neuf mois, les cours du pétrole marquent à la baisse ce lundi.

Vendredi 4 décembre, le prix du Brent a en effet frôlé les 50 dollars du baril, un prix qui n’a plus été atteint depuis le 6 mars dernier. Une hausse motivée par l’accord des membres de l’Opep + sur une augmentation graduelle de leur production à partir de janvier.

La demande en berne maintient les prix sous pression

Jeudi 3 décembre, les 13 membres de l’Opep ainsi que les pays producteurs alliés se sont en effet entendus pour une restitution progressive des quelque 2 millions de barils par jour prévus début 2021.

Selon l’accord en vigueur, le retrait actuel du marché de 7,7 millions de barils par jour devait en effet être ramené à 5,8 millions à compter de janvier 2021. « Il a été décidé d’augmenter l’offre de pétrole au mois de janvier 2021, avec une hausse totale de la production par les pays de l’Opep+ de 500.000 barils par jour » a annoncé le ministère de l’Énergie kazakh, membre de l’Opep +. L’Opep a souligné que cet ajustement réduisait donc les coupes à 7,2 millions de barils par jour, contre 7,7 millions aujourd’hui.

Le cartel de l’or noir ne perd pas de vue pour autant son objectif de 5,8 millions de barils. Mais dans un marché déprimé par le Covid, les pays producteurs préfèrent temporiser et jouer la carte de la patience. L’Opep + se retrouvera ainsi chaque début de mois, dès janvier, afin « d’évaluer les conditions du marché et décider des ajustements de la production pour le mois suivant ».

Ce suivi attentif permettra « d’être plus précis et de répondre aux demandes du marché en tenant compte des facteurs, positifs et négatifs, qui l’affectent à chaque moment », a expliqué le vice-Premier ministre russe chargé du secteur énergétique, Alexandre Novak.

Cependant, la hausse a rapidement tourné court, prouvant qu’elle était davantage conjoncturelle que structurelle.

Les non-membres de l’Opep ne sont pas soumis aux mêmes quotas

Il faut dire que les facteurs baissiers sont nombreux : l’économie mondiale tourne au ralenti, la production libyenne monte en puissance et l’Iran a annoncé, ce dimanche, préparer ses installations de brut à fonctionner à plein régime dans les 3 mois. Un afflux de production que le marché aura des difficultés à absorber : la Compagnie libyenne nationale de pétrole a déjà passé le million de barils/jour auxquels pourraient s’ajouter des centaines de milliers de barils iraniens si les sanctions américaines contre Téhéran viennent à être levées.