PPE dévoilée 25 janvier

Ce vendredi 25 janvier, le Ministère de la Transition écologique et solidaire a enfin dévoilé le texte du projet de la programmation pluriannuelle de l’énergie. Que retenir de cette tant attendue PPE (quelque 6 mois de retard) et de ses ambitions pour les années à venir ? Quelles mesures sont proposées pour atteindre la neutralité carbone en 2050 ?

D’emblée, le texte pose que la consommation finale d’énergie baissera de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012. Les énergies fossiles seront impactées en premier lieu avec une première baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012. Soit -80% pour le charbon, -35% pour le pétrole et -19% pour le gaz.

Un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments sera mis en place, ainsi que des campagnes de soutien et de développement à la mobilité propre et aux véhicules zéro émission.

Concernant la baisse du nucléaire dans le mix électrique, le texte confirme le report de l’objectif de 50 % de nucléaire à 2035. Les réacteurs de Fessenheim fermeront en 2020, deux autres devraient également fermés en 207/2028.

En parallèle, les capacités installées d’énergies renouvelables devraient doubler d’ici à 2050.

Nombre d’autres pistes sont soumises. On retiendra également que cette PPE accorde une place particulière à la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et de la compétitivité des prix de l’énergie. En autres, « Le gouvernement proposera les modalités d’une nouvelle régulation du parc nucléaire existant qui permette de garantir la protection des consommateurs contre les hausses de prix de marché au-delà de 2025 en les faisant bénéficier de l’avantage compétitif lié à l’investissement consenti dans le parc nucléaire historique, tout en donnant la capacité financière à EDF d’assurer la pérennité économique de l’outil de production pour répondre aux besoins de la PPE dans des scénarios de prix bas. »