Contexte actuel : Pandémie et élections américaines aux cœurs des discussions

Malgré un bref rebond des prix lié à la hausse du pétrole début juillet, les prix du gaz restent à des niveaux historiquement bas.

Évolution du prix du gaz depuis 2008 (en €/MWh )

(source EEX- 23 juillet 2020)

Évolution du prix du gaz depuis 1 an (en €/MWh)

(source EEX- 23 juillet 2020)

Pétrole : le Covid-19 inquiète encore les marchés

Les prix oscillent au gré des indices de reprise économique et des annonces de confinement de certaines régions du globe. Les réductions de production de 9,7 millions de barils par jour engagées par les principaux pays producteurs en mars à la suite de la crise du coronavirus prennent fin au 31 juillet. Le comité ministériel mixte OPEP+ s’est réuni et prévoit d’augmenter légèrement la production sur les mois d‘août et septembre pour compenser la reprise. Toutefois, les réserves élevées et la pandémie qui s’aggrave aux USA réveillent les inquiétudes d’un nouvel effondrement des prix.

Gaz : stagnation des prix

Le marché du gaz a fait une rapide incursion au-dessus des 13€/MWh dans le sillage de la hausse des prix du pétrole avant de vite retrouver le tunnel entre 12 et 13 €/MWh dans lequel les prix sont installés depuis la mi-mars. Le PEG Cal-2021 cote ainsi à 12.28 €/MWh le 22 juillet et le PEG Cal-2022 à 14.22 €/MWh, des prix dans la même veine que début juin. L’approvisionnement est conséquent et les stocks continuent à se reconstituer à des niveaux élevés pour la saison.

Les Etats-Unis mènent la danse en attendant les élections présidentielles

L’approche des élections présidentielles aux Etats-Unis aura certainement des conséquences sur le marché en particulier pour les exploitations de gaz de schiste et puits de pétrole. La pandémie loin d’être maîtrisée sur le territoire alimente aussi la frilosité ambiante dans un contexte de timide reprise économique. Les tensions autour du projet de gazoduc Nord Stream 2 n’arrangent pas les affaires entre les américains, les russes et les européens. Les sanctions des Etats-Unis menacent directement le projet au détriment des pays et sociétés impliquées : Gazprom, les Allemands Wintershall et Uniper, l’Anglo-Néerlandais Shell, le Français Engie et l’Autrichien OMV.


Synthèse et préconisation

Toujours sous les 13€/MWh pour 2021 et tout juste à moins de 15€/MWh sur 2022 et 2023, les prix actuels du gaz permettent de sécuriser des budgets compétitifs jusqu’en 2025. Les élections américaines de novembre et une modification de la politique accommodante sur l’exploitation des schistes pourraient inverser la vapeur.