la transition écologique grand débat hemicycle

Les députés ont à leur tour échangé autour des grands thèmes de la consultation lancée en réponse à la crise des Gilets Jaunes. Deux mois et demi après le lancement du grand débat national, les mardi 2 et mercredi 3 avril, l’Hémicycle s’est ainsi emparé des problématiques liées à la transition écologique, à la fiscalité, la démocratie, la citoyenneté, l’État et les services publics. La transition énergétique a été interrogée mardi : avec 153.797 propositions enregistrées, il s’agissait du deuxième thème plébiscité par les Français sur le site du grand débat, juste derrière la fiscalité. Seuls quelque vingt députés ont défendu à la tribune leur vision de l’écologie, devant quatre membres du gouvernement.

Coté LREM, on a rappelé que la transition écologique représentait « une opportunité de développement économique, de justice sociale et d’aménagement du territoire ». Les députés LR et UDI ont déclaré qu’ils souhaitaient que les revenus issus de la fiscalité écologique soient dans leur intégralité reversés à la transition. Fiscalité sur laquelle de Rugy est revenu, estimant que « le seul tort » qu’a eu la taxe carbone c’est d’être arrivée après dix ans d’augmentation d’impôts rapporte l’AFP. Par la voix de Bruno Millienne, le MoDem a invité à passer « d’une écologie punitive, incantatoire et symbolique, à une écologie concrète, active, protectrice et accompagnée », tandis que les socialistes rappelaient le départ de Nicolas Hulot. Le parti de Mélenchon, représenté Mathilde Panot, a dénoncé ceux qui « pensent que l’écologie est soluble dans le capitalisme », « ceux qui collaborent à la destruction de l’espèce ».

Taxe carbone, énergies renouvelables, soutien à la mobilité : aucun consensus n’a semblé émerger.

La première synthèse des contributions au grand débat national doit être dévoilée lundi 8 avril.