L’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA) annonce que les exportations américaines de GNL chuteront de 6 % entre le premier et le deuxième semestre 2022, et ce suite à la panne de Freeport. Soit une baisse de 14 %  par rapport aux prévisions de juin de l’EIA.

Incendie de Freeport, une mauvaise nouvelle pour l’approvisionnement européen

L’EIA a révisé ses estimations à la  baisse, suite à la panne de l’installation de Freeport LNG, qui devrait finalement durer jusqu’à la fin de 2022. Freeport représente 17 % de la capacité d’exportation de GNL des États-Unis : le 8 juin dernier, un incendie s’est déclaré dans l’installation qui est depuis à l’arrêt.

L’achèvement de toutes les réparations nécessaires et le retour à une exploitation complète de l’usine ne sont pas prévus avant la fin de 2022.

Pour rappel, les États-Unis ont exporté 71 % de leur GNL vers l’Europe au cours des cinq premiers mois de l’année, contre 34 % l’année précédente, et sont le plus grand fournisseur de GNL de la région.

« Les prix du GNL en Europe restent élevés dans un contexte d’incertitude quant à l’approvisionnement en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de la nécessité de reconstituer les stocks de gaz naturel en Europe, ce qui a maintenu la demande de GNL en Europe à un niveau élevé » a ainsi souligné l’EIA.

L’EIA s’attend à ce que l’arrêt de Freeport dure jusqu’à la fin de l’année 2022 et à ce que l’installation fonctionne à nouveau presque à plein régime en janvier 2023, un délai plus long que celui visé par le propriétaire de l’installation. Ce dernier a en effet déclaré plus tôt ce mois-ci qu’il s’attendait à ce que la pleine capacité soit rétablie d’ici la fin de l’année, avec des opérations « partielles » qui redémarreront début octobre.