pas d accord sur le climat en vue sur le G20

Le G20 de l’énergie a eu lieu à Naples le 22 et 23 juillet 2021. Il a réuni les ministres de l’Énergie et de l’Environnement de tous les pays du G20 notamment autour des questions sur climat. Cette rencontre n’a pas donné lieu à un accord sur le climat. Pourquoi ? Quels ont été les points d’achoppement ?

 

Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C : on est loin du consensus

En vertu de l’Accord de Paris, de nombreux États se sont accordés sur une réduction des émissions à effet de serre pour lutter contre la hausse des températures. Comme le souligne l’Organisation des Nations Unies (ONU) « Son objectif est de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2, de préférence à 1,5 degré Celsius, par rapport au niveau préindustriel ».

 Le G20 de l’Énergie à Naples aurait dû renforcer cet accord en limitant le réchauffement climatique à 1,5°C strictement. Mais, ont fait blocage des pays comme la Chine, la Russie ou encore l’Inde.

« Certains pays veulent aller plus vite que ce qui a été prévu à Paris et voudraient fixer la hausse limite de températures à 1,5 degrés pour la décennie en cours, mais d’autres (…) ont dit qu’elles souhaitaient s’en tenir à ce qui a été décidé à Paris. » a expliqué Roberto Cingolani, Ministre italien de l’Environnement.

Pour rappel, les 20 économies les plus importantes du monde siègent au G20 : l’Union européenne, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie ainsi que la Turquie.

La question des énergies fossiles

D’autre part, selon, Roberto Cingolani, les problématiques liées aux énergies fossiles ont également divisé. Sont mis en cause l’arrêt des subventions aux énergies fossiles et la sortie du charbon en 2025. Cela semble impossible pour certaines économies comme la Chine et la Russie.

En effet, leur mix énergétique reste largement carboné. L’exemple de la Chine est frappant. Selon le fournisseur TotalEnergies, aujourd’hui, 65% de la production électrique chinoise est réalisée grâce au charbon. Il apparait donc difficile pour la Chine de se priver de cette ressource en peu de temps.

D’autre part, un coup d’arrêt sur les énergies fossiles met en péril une partie de l’économie russe. Le gaz naturel représente 15% du PIB du pays. Il en va de même pour le pétrole qui constitue également 15% du PIB russe.