Fmi pro taxe carbone

« Agir concrètement pour tenir les engagements de Paris concernant le changement climatique » : ainsi s’intitule le document publié le 6 mai par le FMI, document co-signé par Christine Lagarde et Vitor Gaspar, respectivement Directrice générale et Directeur du département des finances publiques du Fonds monétaire international.

Cette note pointe les deux mesures économiques qui permettraient de tenir les engagements pris lors de l’Accord de Paris afin de relever le « grand défi existentiel de notre époque » : « La nécessité d’une juste tarification du carbone » et « Réformer les subventions à l’énergie ».

Le FMI établit ainsi la taxe carbone comme l’« instrument le plus efficace pour atténuer le changement climatique » et qu’il juge seul capable d’inciter dans un même mouvement vertueux « tous les secteurs et tous les acteurs à réduire leur consommation énergétique ». Le document rappelle aussi les recettes générées par cette taxe, nécessaires pour la réorientation des finances publiques en faveur d’une croissance durable et inclusive. Le FMI préconise cependant le libre arbitre de chaque pays en la matière : « La meilleure méthode pour y parvenir différera selon les pays. »

Autre piste de réflexion avancée : changer du tout au tout les subventions à l’énergie. En effet, « La sous-tarification de l’offre et la sous-estimation des coûts environnementaux équivalent à subventionner les énergies fossiles dans des proportions vertigineuses : à hauteur de 5.200 milliards de dollars en 2017, soit 6,5 % du PIB mondial ».

Si le FMI affirme rester optimiste, l’organisation n’en rappelle pas moins que « Chacun, chaque institution, chaque pays doit agir » compte tenu de « l’urgence de la tâche ».