un robot est autorisé à réaliser certaines soudures sur l'EPR de flamanville

L’autorité de sûreté nucléaire a accordé à EDF la possibilité de reprendre avec un robot certaines soudures défectueuses et difficiles d’accès sur le chantier de l’EPR de Flamanville.

L’intervention d’un robot nécessaire compte tenu de la localisation des soudures

Dans le détail, 8 soudures sont concernées, compliquées à atteindre étant donné qu’elles sont situées dans la traversée de l’enceinte de confinement. Il s’agit de l’enceinte étanche en béton, contenant la cuve du réacteur, le circuit primaire, les générateurs de vapeur, ainsi que les principaux éléments importants pour la sûreté d’un réacteur à eau sous pression.

Au total, c’est une centaine de soudures que EDF doit reprendre, suite aux anomalies détectées en 2018. La mise en lumière des soudures défectueuses avait conduit EDF a annoncé en 2019 un nouveau retard d’au moins trois ans pour l’EPR normand, où le chargement du combustible nucléaire est désormais attendu fin 2022.

« Pour les huit les plus difficiles, le groupe avait privilégié l’utilisation de robots télé-opérés afin de limiter les nouveaux retards et surcoûts sur ce chantier qui en a connu beaucoup. » rappelle l’AFP.

« Le procédé a fait l’objet d’un programme d’essais sur maquette à grandeur réelle. L’ASN restera vigilante durant la phase de réalisation des opérations » déclare l’ASN. Pour sa part, EDF se dit dans les starting blocks, comme le suggère le tweet de l’Electricien « Les équipes sont entraînées et le matériel est en place. Nous sommes prêts ! ».

Une nouvelle anomalie identifiée sur un élément central de l’EPR

Le 16 mars, l’Autorité de sûreté nucléaire a annoncé avoir relevé de nouveaux problèmes techniques. Un nouveau coup dur pour l’EPR qui enregistre déjà plus de 10 ans de retard. Le 3 mars 2021, EDF avait en effet déclaré à l’ASN un « événement significatif » relatif à un écart de conception concernant trois piquages du circuit primaire principal du réacteur EPR en construction.

« Le circuit primaire principal contient l’eau qui permet de refroidir le cœur du réacteur et de transférer l’énergie issue de la réaction nucléaire aux générateurs de vapeur. Ce circuit est constitué de quatre boucles de tuyauteries qui sont installées dans le bâtiment réacteur. Plusieurs circuits auxiliaires sont connectés au circuit primaire principal, au travers de piquages. Les piquages les plus importants sont intégrés de forge lors de la fabrication de la tuyauterie principale. Les piquages de petit diamètre (inférieur à 150 mm) sont raccordés à la tuyauterie du circuit primaire principal par l’intermédiaire d’un raccord soudé à la tuyauterie principale dit « set-in ». Or « Trois de ces piquages sont concernés par l’écart déclaré. » explique l’ASN.

Le Gendarme du nucléaire a donc sommé EDF de « lui indiquer sa stratégie de traitement de cet écart, […] d’identifier les causes profondes de cet écart et les raisons de sa détection tardive, et de mettre en œuvre les actions correctives qui devront notamment permettre de s’assurer de l’absence d’autres écarts sur le circuit primaire principal. »