Bercy renonce au projet hercule

Dans un entretien accordé à Ouest France et paru ce matin, Bruno Le Maire annonce abandonner le nom « projet Hercule ». Il ne souhaite pas pour autant renoncer à la réorganisation d’EDF.

Hercule, un chantier trop titanesque ?

« Oublions Hercule et construisons ensemble le grand EDF. Voilà le message que je porte aux organisations syndicales que je reçois depuis le début de la semaine. Ce projet ambitieux tiendra compte de leurs propositions. » explique Bruno Le Maire.

Ce projet devra aussi garantir la sécurité énergétique de la France à long terme, assure le locataire de Bercy. « La fourniture d’électricité sera un des éléments clés de la lutte contre le changement climatique, de la baisse des émissions de CO2 et de l’indépendance des États. EDF est un atout majeur de notre indépendance nationale. »

Il devra également donner les moyens à EDF de recouvrer sa stature d’énergéticien de référence. Le Maire le souhaite en effet : « EDF doit pouvoir réinvestir dans le nucléaire et se développer sur les énergies renouvelables à un rythme beaucoup plus rapide. Il doit pouvoir faire aussi bien que ses concurrents européens comme Iberdrola ou Enel. »

Enfin, «  La transformation du grand EDF doit aussi nous permettre de garantir de tarifs stables pour protéger les ménages français et les entreprises du risque de fluctuation des prix énergétiques » précise le ministre de l’économie.

Les négociations avec Bruxelles continuent

Si les discussions sont toujours en cours, Le Maire tient à rappeler que la reconnaissance du nucléaire comme énergie verte est en bonne voie. Une bonne nouvelle, puisque cela permettra à la France de bénéficier des financements du Green Deal.

Mais il reconnait que les discussions concernant l’avenir d’EDF ne sont pas « faciles », même s’il entend tenir bon face à la Commission européenne pour défendre l’unité du groupe.

« Nous avons des lignes rouges. Nous les ferons respecter auprès de la Commission européenne. L’unité du groupe EDF ne se négocie pas. Nous ne démantèlerons pas EDF. » martèle-t-il, avant de réitérer sa volonté d’avancer « en concertation étroite avec les organisations syndicales du groupe. »

« La négociation se poursuit. » conclut-il.