rien n est decide quant a la constructions de nouveaux epr

Suite à la publication le 4 novembre d’un document de la direction générale du Trésor évoquant la possible mise en service de 6 EPR et les différents modalités de financement envisagées, le gouvernement tempère la portée des informations révélées par le média Contexte.

Il souligne ainsi, comme le rapporte l’AFP, n’avoir pris « aucune décision » et qu’il s’agit là d’un « document de travail de l’administration qui ne traduit rien de plus que l’étude des hypothèses prévues par la PPE ». La programmation pluriannuelle de l’énergie, qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50 % en 2035 (aujourd’hui plus de 70 % de la production électrique, ndlr), intègre en effet la possibilité de nouveaux réacteurs EPR.

Les pouvoirs publics attendent d’ailleurs que l’Electricien leur présentent à la mi-2021 un dossier complet sur les forces et les faiblesses de la filière, y compris la construction de six nouveaux EPR.

Cependant, d’ores et déjà, l’Etat a conditionné sa prise de décision en matière de construction de nouveaux EPR à la mise en service de l’EPR de Flamanville 3, soit après le chargement du combustible que EDF a programmé pour fin 2022… au prochain quinquennat donc.

EDF devra donc montrer patte blanche, si le groupe souhaite être suivi par le gouvernement… une nécessité aux vues des projections financières post crise Covid notées dans le texte du Trésor, avec des projections de flux de trésorerie post-dividendes négatifs jusqu’en 2029 et un endettement passant de 41,1 milliards d’euros en 2019 à 56,9 milliards en 2028.

Hasard du calendrier, c’est avant-hier également que les syndicats ont appelé à une journée d’action pour le 26 novembre. Dans leur viseur, le projet Hercule : « Le projet de démantèlement Hercule ne résoudra aucunement les problèmes d’EDF dont l’État est lourdement responsable, ni les effets de la dérégulation du marché de l’électricité. ».