rte lance appel offre effacement 2023

Le gestionnaire du réseau électrique RTE a lancé un appel d’offres effacement pour 2023 d’un volume correspondant à 8 011 MW.

Un appel d’offres effacement qui marque une hausse

L’appel d’offres effacement est ouvert à tous les sites de soutirage capables de réaliser des effacements de consommation, à l’exclusion :

  • des sites réalisant des effacements à partir d’un moyen d’autoproduction conventionnelle (diesel) ;
  • des sites titulaires d’un contrat d’interruptibilité. Néanmoins, pour une année donnée, les sites ont la possibilité de candidater en parallèle sur les deux appels d’offres, puis de se retirer des engagements de l’appel d’offres effacement, s’ils sont sélectionnés à l’appel d‘offres interruptibilité.

5 109 MW seront réservés aux sites de puissance souscrite inférieure ou égale à 1 MW. Pour la première fois, ces sites pourront candidater pour des durées allant de un à dix ans souligne RTE.

A titre de comparaison, l’appel d’offres pour 2022 avait fixé un volume maximal à 7 940 MW, dont 3 750 MW réservés aux sites de puissance souscrite inférieure ou égale à 1 MW. Pour 2021, ce volume s’élevait  à 7 507 MW, dont 2 524 MW réservés aux sites de puissance souscrite inférieure ou égale à 1 MW.

L’ensemble des candidats ont jusqu’au 30 juin 2022 pour présenter leur dossier.

Encourager l’effacement, une des solutions à la crise énergétique

L’appel d’offres effacement est un dispositif de soutien au développement des effacements de consommation d’électricité, visant à contribuer à l’atteinte des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie.

Le dispositif assure une rémunération complémentaire à celle du mécanisme de capacité. Le montant de ce complément de rémunération est ainsi lié au niveau de prix sur le mécanisme de capacité. Lorsque le prix de référence sur le marché de capacité baisse, la rémunération issue de l’appel d’offres augmente (et vice versa).

L’effacement de consommation est aussi une des réponses aux enjeux liés à la sécurité d’approvisionnement en électricité. Ce lundi 2 mai au matin, la production nucléaire française s’élevait à 29,5 GW lundi matin, soit moins de 50 % de la capacité nucléaire totale.