le nucleaire au centre des debats

EDF a garanti être prêt en cas de commandes de nouveaux EPR et s’est félicité des bonnes avancées de son plan « excell ». Une déclaration qui survient après celle d’Emmanuel Macron, à la mi-octobre, sur la possible construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Fin 2019, Jean-Bernard Lévy avait annoncé le lancement du plan excell. Son ambition ?  Que l’électricien et la filière nucléaire recouvrent leur excellence en matière de gestion des grands projets nucléaires, de disponibilité et de formation des compétences, et de qualité des fabrications. Pour ce faire, EDF avait, entre autres, fait entrer Alain Tranzer dans ses rangs. C’est à cet ancien ingénieur de PSA qu’a été confiée la mission de mettre en œuvre le plan excell. Une décision qui semble opportune puisque, selon Tranzer, 22 des 25 engagements du plan sont en cours de déploiement.

Plus largement, le Délégué général à la qualité industrielle et aux compétences nucléaires a précisé qu’ « (Il y aura) suffisamment de marges en termes de coûts et de planning sur le premier réacteur pour être certains qu’on ne se raconte pas la bonne aventure, pour être certains que nous saurons tenir ce qui a été dit, et puis (il y aura) une courbe d’apprentissage sur les réacteurs qui suivent ».

EDF a également réduit le nombre de soudures à reprendre sur son parc, à un niveau de 8,8% après trois trimestres en 2021 contre 14% en 2020, avec l’objectif d’atteindre 7% en 2022.

Alain Tranzer a aussi confirmé que le groupe, qui propose un « EPR 2 », a priori plus simple et moins cher à construire, visait avec ce modèle une réduction de coûts de l’ordre de 30% par rapport à la facture de Flamanville. Or, selon RTE, la construction de réacteurs nucléaires de nouvelle génération pourrait permettre à la France d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 à un coût « maîtrisable ».