barrage filialise projet hercule

Selon le quotidien Libération, Bruxelles et l’Elysée auraient enfin trouvé un terrain d’entente quant à l’avenir d’EDF.

Bruxelles accepterait que le prix de l’électricité nucléaire revendue par EDF à ses concurrents augmente, ainsi que le souhaite l’Électricien.

« En contrepartie l’hydroélectricité sera filialisée à la demande de la Commission européenne. »

La réforme de l’ARENH est réclamée de longue date par EDF : le groupe, fortement endetté, l’estime nécessaire pour supporter les lourds investissements à venir. « D’autant que ses concurrents qui revendent son électricité nucléaire, comme Total ou Engie, prennent aujourd’hui à EDF près de 150 000 clients par mois » rappelle Libération.

Pour obtenir gain de cause sur ce sujet, les pouvoirs publics et EDF ont donc cédé du terrain : contrairement aux discours tenus jusqu’à aujourd’hui, « la branche hydroélectrique sera bel et bien filialisée, et ce sans bénéficier du statut protecteur de service d’intérêt économique général (Sieg) ».

La branche hydroélectrique deviendrait alors un producteur d’électricité à part entière, à la fois indépendant et concurrent d’EDF. Ainsi que le rapporte Libération, « EDF a en effet insisté pour que l’hydroélectricité ne bénéficie pas du statut protecteur de Sieg, pour pouvoir vendre au meilleur prix sur les marchés de gros son électricité. »

Ni EDF, ni l’Elysée, ni le Ministère de la Transition écologique n’ont répondu aux sollicitations de Libération. « A Bercy, le cabinet du ministre Bruno Le Maire affirme simplement que les négociations se poursuivent. » nuance le quotidien.

Ironie du calendrier, ces révélations interviennent alors même que les syndicats de l’énergie finissent une journée d’action pour marquer leur opposition au projet Hercule et à la remise en cause du secteur hydraulique.