La BEI souhaite ne plus financer de projets liés aux énergies fossiles

Dans un document de travail présentant sa nouvelle politique de prêt, la Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé vouloir «accroître son soutien à la transition énergétique dans l’UE» en cessant, notamment, de soutenir les projets liés aux énergies fossiles d’ici fin 2020. Autrement dit, il s’agirait de ne plus « soutenir en amont la production de pétrole ou de gaz, l’extraction de charbon, les infrastructures dédiées au charbon, au pétrole et au gaz naturel (réseaux, terminaux pour gaz naturel liquéfié, infrastructures de stockage) ni l’électricité et la chaleur produites à partir d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole, tourbe) ».  Ce désinvestissement dans les énergies fossiles s’appliquerait à toutes les activités de la banque, à savoir non seulement les prêts directs à l’investissement mais également toutes les opérations de la BEI menées par des intermédiaires comme les banques commerciales ou les fonds d’investissement.

Cette orientation reviendrait à aligner les investissements du plus important bailleur de fonds multilatéral au monde sur les objectifs de l’Accord de Paris. Signé en 2015, cet accord prévoit de contenir d’ici à 2100 le réchauffement climatique «bien au-dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels» et, si possible, de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures » à 1,5 degré.

Les nouvelles mesures proposées par la Banque doivent validées par les représentants des 28 pays de l’UE qui se réuniront à ce sujet courant septembre.