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Le premier ministre a présenté mercredi 16 mars le dispositif permettant de faire face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine. Le plan « résilience » du gouvernement a ainsi été pensé pour soutenir les entreprises comme les ménages face à l’envolée des prix de l’énergie et des matières premières. Des mesures sont notamment destinées aux entreprises grandes consommatrices d’énergie. On fait le point.

La viabilité des entreprises énergivores en péril

Jean Castex l’a rappelé, les secteurs les plus consommateurs de gaz et d’électricité sont les plus directement exposés au choc actuel sur le coût d’approvisionnement en gaz et en électricité. « Les entreprises les plus exposées à la concurrence extra-européenne (chimie, métallurgie, agroalimentaire, etc.) n’ayant qu’une faculté limitée à répercuter leurs hausses de prix aux clients aval pourraient être particulièrement affectées. » précise le dossier de presse du gouvernement.

Cette situation est d’autant plus préoccupante, que les prix du gaz et de l’électricité sont marqués par une volatilité extrême ces dernières semaines.

Dans ce contexte particulier, soucieux de la compétitivité de son industrie, l’Etat se devait d’apporter des solutions. Le premier ministre annonce ainsi une mesure d’urgence temporaire qui sera ciblée et plafonnée sous forme de subventions.

Des subventions comme réponse à court terme

« Cette mesure d’aide respectera l’encadrement temporaire des régimes d’aide institués par la Commission européenne en réponse à cette crise, en cours d’élaboration. » mais elle permettra d’atténuer les conséquences de la crise russo-ukrainienne, en évitant les arrêts de production des entreprises les plus énergivores espèrent les pouvoirs publics.

Cette aide bénéficiera aux entreprises dont les dépenses de gaz et d’électricité représentent une part élevée des charges, au moins 3 % du chiffre d’affaires, et qui du fait du renchérissement de leurs dépenses en énergie, deviendraient déficitaires en 2022.

Cette aide vise les entreprises sans condition de taille ou de secteur et prendra à sa charge la moitié du surplus de dépenses énergétiques, leur permettant ainsi de réduire leurs pertes dans la limite de 80 %. Elle sera plafonnée à 25 M€.

Cette mesure exceptionnelle sera mise en œuvre dès que possible pour la période du 1er mars au 31 décembre 2022.