La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé la présentation, semaine prochaine, d’un plan d’urgence pour protéger les consommateurs et les entreprises vulnérables de la crise énergétique. 5 mesures ont d’ores et déjà été identifiées, pour une mise en oeuvre rapide.

Instaurer un dispositif contraignant de réduction de la demande lors des heures de pointes

L’UE va travailler à un dispositif permettant d’aplanir les pics de demande d’électricité, puisque ce sont eux qui déterminent le prix de l’électricité via la mise en service des centrales à gaz.

« Nous proposerons un objectif obligatoire pour réduire la consommation d’électricité aux heures de pointe. » annonce ainsi Ursula von der Leyen.

Plafonner les revenus des producteurs d’énergie renouvelable

L’envolée des prix de l’énergie a généré des revenus considérables pour les producteurs d’électricité ne recourant pas au gaz, dont les coûts d’exploitation sont peu élevés. Ces bénéfices seront désormais utilisés pour soutenir les personnes et les entreprises vulnérables.

Cette annonce n’a pas manqué d’inquiéter le secteur des énergies renouvelables, qui alerte sur la flambée des prix des matériaux de construction.

Plafonner les bénéfices des entreprises de combustibles fossiles

Les compagnies pétrolières et gazières ont également réalisé des bénéfices massifs, rappelle la Commission européenne. « Nous allons donc proposer une contribution de solidarité pour les entreprises de combustibles fossiles. » Bruxelles souhaite que les États membres investissent ces revenus pour soutenir les ménages vulnérables et investir dans des sources d’énergie propres et locales.

Soutenir les fournisseurs d’énergie face à la volatilité des marchés

« On leur demande actuellement de fournir des fonds d’une ampleur inattendue, ce qui menace le commerce énergétique et la stabilité des marchés dérivés. » reconnait Ursula von der Leyen. Bruxelles s’engage donc à faciliter l’obtention de liquidité des Energéticiens, via la mise en place de garanties publiques.

Plafonner le prix du gaz russe

« L’objectif est ici très clair. Nous devons réduire les revenus de la Russie que Poutine utilise pour financer cette guerre atroce contre l’Ukraine. » déclare Bruxelles. Au début de la guerre, le gaz russe par gazoduc représentait 40% de tout le gaz importé. Aujourd’hui, il n’en représente que 9%. Plafonner le prix du gaz serait une étape supplémentaire de franchi.

Les conséquences risquent d’être radicales et immédiates : la Russie a prévenu qu’elle ne livrerait plus de pétrole ou de gaz aux pays qui plafonneraient les prix des hydrocarbures vendus par Moscou.