On ne trouve plus les adjectifs pour qualifier la crise qui touche le pétrole. Déjà relativement excédentaire avant l’entrée en scène dans le monde du Covid-19 et la mise en place du confinement, le marché du pétrole vit un cataclysme. La guerre entre les pays de l’OPEP et la Russie conjuguée à l’arrêt de la consommation globale des populations dû au confinement a fait basculer le marché du côté négatif. Et ce, malgré les efforts faits de part et d’autre pour entraîner la baisse de la production et restreindre l’offre. L’accord trouvé entre les 23 pays membres de l’OPEP et la Russie de baisser la production de 10%  n’a pas suffi à enrayer cette spirale. A Paris hier soir, le prix de WTI affichait -37 dollars pour le mois de mai ! L’industrie pétrolière est à bout de souffle. Si certains grand producteurs pourront se reprendre, certains auront certainement plus de mal à s’en remettre, ce qui pourrait avoir un impact durable sur le secteur. Une douloureuse première dans l’histoire de l’or noir détaillée dans les Echos ce soir.