Des associations de fournisseurs d’énergie (l’AFG, l’AFIEG, l’ANODE, l’UFE, l’UFIP et l’UPRIGAZ) et des associations de consommateurs (l’AFC, l’AFOC, l’AFL et le CNL) ont co-signé un courrier adressé à François de Rugy pour demander la révision du dispositif des CEE. Le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie que les fournisseurs d’énergie doivent atteindre en incitant les consommateurs, particuliers et professionnels, à réaliser des travaux d’efficacité énergétique par le biais du versement de « primes CEE ». Il coûte aux Français plus de 4 milliards d’euros par an, soit entre 3 % et 4 % des dépenses énergétiques des Français (électricité, gaz, carburants compris).  Le 1er janvier 2018, le dispositif est entré dans sa « 4e période » de fonctionnement pour une durée de 3 ans. Pour cette nouvelle période, l’obligation des fournisseurs a été doublée, malgré l’inquiétude formulée par les fournisseurs d’énergie et les associations de consommateurs. Une inquiétude qui s’est avérée fondée puisque « la production mensuelle de CEE a atteint seulement 60 % du rythme nécessaire pour atteindre l’objectif de la 4e période et on constate un doublement du prix des CEE entre 2017 et 2018. »

Les cosignataires demandent le prolongement de cette 4ème période.  « Cette prolongation permettra de détendre un dispositif en pleine surchauffe, de diminuer son poids dans la facture des consommateurs finals tout en bénéficiant davantage aux ménages les plus modestes et enfin de travailler sur l’exploration de nouveaux gisements. »  Cette prolongation offrira aussi le temps nécessaire à une prise de recul et à une évaluation de l’efficacité du dispositif.