le senat conditionne l'arrêt de reacteurs nucleaires

A l’issue d’une réunion des ministres européens de l’Energie et des Transports en Slovénie, la Commission européenne déclare être prête à valider des « mesures temporaires » des Etats de l’UE face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité.

Elle évoque des réductions de TVA, des versements directs aux plus pauvres, des aides ciblées et temporaires pour les ménages et petites entreprises. « Il existe des outils auxquels les Etats peuvent recourir immédiatement » a voulu rassurer la commissaire européenne Kadri Simson .

Plusieurs pays membres ont déjà pris des dispositions, mais en ordre dispersé. L’Espagne réduira temporairement l’impôt spécial sur l’électricité payé par les entreprises et les particuliers. L’Italie réfléchit à réformer la facture d’électricité pour ne pas être confrontée à une crise sociale.

De son côté, la France a tranché, elle ne s’appuiera pas sur l’ARENH pour éviter que les consommateurs, particuliers comme professionnels, ne soient étranglés par l’envolée de leurs factures d’énergie.

Si les pouvoirs publics ont accordé un chèque énergie exceptionnel de 100 euros pour les ménages éligibles, ils viennent en effet d’annoncer ne pas relever le plafond ARENH.

« Un relèvement du plafond de l’ARENH n’est pas une solution possible », a déclaré au Sénat la secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba, en réponse à une question de Patrick Chauvet (UC).

Pourtant, le relèvement du plafond a été réclamé par nombre d’associations de consommateurs. La dernière en date étant l’UFC-Que choisir au tweet tranchant :

Le prochain guichet ARENH aura lieu en novembre. Un fort taux d’écrêtement est attendu avec, à la clé, un impact immédiat sur la facture d’électricité de l’ensemble des consommateurs.