planète montrant les differentes sources energies vertes

L’une des plus grandes entreprises du monde est également aujourd’hui le plus gros acheteur d’énergie renouvelable.

Alimenter ses sites européens avec de l’éolien offshore

Amazon vient d’annoncer qu’il allait acquérir plus de la moitié de la capacité produite par un parc éolien offshore aux Pays-Bas, soit 380 mégawatts, afin d’alimenter l’activité de ses sites en Europe. Il s’agit du «  plus grand projet d’énergie renouvelable à ce jour » du géant américain du commerce en ligne.  « Amazon achète plus de 50% de cette capacité, soit un total de 380 MW, pour alimenter nos activités en Europe. Notre investissement permet en outre le développement de ce projet éolien innovant et de grande envergure », détaille  ainsi le groupe. Le parc éolien offshore concerné est exploité par Crosswind Consortium, une co-entreprise liant géant des hydrocarbures Shell et le fournisseur d’énergie néerlandais Eneco. Il devrait être opérationnel d’ici 2024, avec une capacité globale de 759 mégawatts (MW) alimentant le réseau électrique des Pays-Bas.

Amazon, plus gros acheteur d’énergie renouvelable

Le 10 décembre dernier, Amazon avait dévoilé 26 nouveaux projets d’énergie éolienne et solaire pour une capacité totale de 3,5 gigawatts d’électricité. Soit 35 projets d’EnR sur l’année 2020, pour une capacité d’électricité renouvelable globale supérieure à 4 gigawatts. Ces 26 nouveaux projets sont situés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en France, en Allemagne, en Italie, en Afrique du Sud et en Suède.

En 2020, Amazon a ainsi atteint les 6,5 GW de capacités de production d’énergie renouvelable, dépassant les 5,5 GW de Google, pour occuper la place du plus gros acheteur d’énergie renouvelable. Cette nouvelle opération porte à 187 le nombre de projets solaires et éoliens d’Amazon dans le monde, précise le géant américain du commerce en ligne. Pour rappel, Amazon ambitionne 100 % d’énergie renouvelable dans ses infrastructures d’ici 2025 et des émissions nettes de carbones nulles d’ici 2040. «En tant que signataire de The Climate Pledge, nous nous engageons à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris 10 ans plus tôt et à atteindre zéro émission de carbone nette sur Amazon d’ici 2040», déclarait en effet l’an dernier Kara Hurst, vice-présidente de la durabilité d’Amazon.

The Climate Pledge, engager les entreprises dans la lutte pour l’environnement

En 2019, Amazon  et Global Optimism ont lancé The Climate Pledge, un engagement visant à atteindre l’objectif de l’Accord de Paris 10 ans plus tôt. The Climate Pledge appelle les signataires à atteindre la neutralité carbone au sein de leur entreprise d’ici 2040, une décennie avant l’objectif de 2050 fixé par l’Accord de Paris.

« Les signataires de The Climate Pledge s’engagent à :

  • Mesurer et déclarer les émissions de gaz à effet de serre de manière régulière;
  • Implémenter des stratégies de décarbonisation en phase avec l’Accord de Paris via de réels changements au sein de leur entreprise et des innovations, comprenant notamment l’amélioration de l’efficacité, les énergies renouvelables, la réduction des matériaux et d’autres stratégies d’élimination des émissions de carbone;
  • Neutraliser les émissions résiduelles avec des compensations supplémentaires, quantifiables, réelles, permanentes et socialement bénéfiques pour atteindre des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040.« 

« Nous avons décidé de sortir du troupeau sur cette question et de capitaliser sur notre taille et notre échelle pour faire la différence », avait alors déclaré Jeff Bezos, fondateur et CEO d’Amazon.

En décembre 2020, Amazon avait signalé que 13 autres entreprises avaient signé The Climate Pledge, un engagement à ne produire aucune émission de carbone d’ici 2040, co-fondé par Amazon. Parmi ces 13 nouvelles entreprises figurent Atos, Brooks, Canary Wharf Group, Coca-Cola European Partners, ERM, Groupe SEB France, Harbour Air, ITV, Microsoft, Neste, Rubicon, Unilever et Vaude.