budget 2017 pour Recherche Développement énergie

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié sa dernière analyse du financement des activités de recherche et développement dans le domaine de l’énergie financées. Portant sur l’année 2017, cette étude que le montant s’élève à 973 millions d’euros.

« La dépense publique pour les activités de recherche et développement (R&D) en énergie s’élève, en 2017, à 973 millions d’euros (M€), soit 5 % de la dépense publique française en R&D ou encore 0,04 % du PIB national. » 973 millions d’euros auxquels il faut ajouter les dépenses publiques de démonstration (exclues du reste de l’étude), le montant total des financements publics concourant à l’innovation en matière de technologies énergétiques. Le montant total avoisine alors les 1 018 M€.

Pour autant, le CGDD souligne que les dépenses liées à la R&D dans l’énergie sont en baisse depuis 2012, même si 2017 a marqué un ralentissement de cette baisse.

En 2017, l’énergie nucléaire est le principal domaine financé avec 53 % des dépenses, soit 516 M€. 93 % de cette somme est consacrée à la fission nucléaire et 7 % à la fusion nucléaire (hors financements internationaux, notamment ceux du projet Iter). Les montants alloués à l’énergie nucléaire sont remontés de 6 % par rapport à 2016 pour s’établir à 516 millions d’euros.

Cette hausse provient, en partie, de l’augmentation du budget dédié au réacteur Jules Horowitz. Ce réacteur ne génère pas d’électricité mais vient répondre à un double défi scientifique et technologique : tester le comportement de matériaux et combustibles sous irradiation, en soutien aux réacteurs nucléaires actuels et futurs.

Les « nouvelles technologies de l’énergie » concentrent quant à elles 33 % des dépenses publiques de R&D en énergie, soit 319 M€. La dépense publique de R&D pour les énergies renouvelables (EnR) a été multipliée par 4 depuis 2002 pour atteindre les 126 M€ en 2017, soit 40 % du budget alloué aux nouvelles technologies de l’énergie. Le solaire concentre une dépense de 55 M€, avec une majeure partie consacrée aux panneaux photovoltaïques. Suit la biomasse avec 52 M€ en 2017, « où l’enjeu est aujourd’hui de développer des biocarburants avancés. »